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La revue Docteur Imago a publié récemment deux articles sur l'accueil des internes en radiologie dans le milieu libéral. Le service d'imagerie médicale de l'Hôpital Privé d'Antony y a été interviewé pour son expérience de plusieurs années.

 

Comment accueillir des internes en radiologie libérale ?

Les postes d’internes en radiologie libérale restent relativement rares, mais certains centres privés parviennent tout de même à obtenir un agrément. De la constitution du dossier à l'organisation de la formation, passage en revue des différentes étapes pour accueillir des internes en radiologie libérale. Le centre d’imagerie de l’hôpital privé d’Antony (HPA) accueille depuis 5 ans des internes en imagerie ostéoarticulaire et en imagerie de la femme. Carole Moglia, la directrice, et Grégoire Bornet, radiologue, détaillent les différentes étapes du processus.

Comment construire le dossier ?

Le centre a reçu l’agrément pour deux postes d’internes. Carole Moglia s’est occupée des aspects administratifs : « Pour recevoir des internes, il faut monter un dossier en précisant le projet pédagogique, ce que l’on souhaite apporter, pourquoi on le fait, notre vision à long terme, etc. Nous l’avons monté en interne en imagerie avec des responsables de service et des chefs de stage. Il a ensuite été transmis à l’hôpital privé d’Antony, qui est agréé pour recevoir des internes, puis envoyé à l’agence régionale de santé (ARS). »

L’appui de l’hôpital privé et les surspécialités comme arguments

Pour faire ses demandes d’internes, le centre bénéficie de l’appui de l’hôpital privé d’Antony. Un argument qui a dû peser dans la balance. « C’est un point fort, confirme Carole Moglia. Je pense aussi que les surspécialités proposées ont été importantes pour recevoir l’agrément. » Le délai entre l’envoi des dossiers et la réponse de l’ARS était de 3 à 4 mois. À Antony, les demandes ont été agréées dès le premier dépôt de dossier pour les deux postes d’internes. La validation et le renouvellement de l’agrément sont délivrés par le coordonnateur du DES Île-de-France de radiologie et l’ARS. L’agrément doit être renouvelé tous les 5 ans.

Pourquoi un interne en libéral ?

Côté médical, le radiologue libéral Grégoire Bornet se réjouit de participer au compagnonnage : « Même si c’est une contrainte supplémentaire, nous sommes largement récompensés au quotidien, constate-t-il. C’est un plaisir et un honneur de participer à la formation des internes. Il y a une demande de leur part et nous sommes contents d’y répondre. Si nous sommes radiologues, c’est grâce à l’hôpital public. Nous y avons tous été formés donc nous sommes heureux de pouvoir renvoyer l’ascenseur. Personnellement, je n’ai jamais cru au clivage public-privé. »

Comment organiser la formation et l’activité ?

Pour accueillir les nouveaux arrivants, les radiologues ont réfléchi à l’organisation de la semaine de travail dans l’intérêt des internes. Objectif : avoir une vision globale de l’activité, couvrir l’ensemble des modalités et aborder toutes les problématiques. « À chaque semestre, nous proposons un planning à l’interne, que nous modifions à la marge en fonction de ses obligations personnelles. » Lors de leur stage, les internes participent aux réunions pluridisciplinaires en imagerie de la femme et aux staffs ostéoarticulaires avec un radiologue associé rattaché à l’hôpital Cochin. « Nous essayons de les stimuler ; nous leur présentons des dossiers un peu complexes pour diversifier et nous rapprocher le plus possible de l’enseignement universitaire », explique Grégoire Bornet. Le radiologue l’assure, les internes viennent faire de la formation, pas du remplacement : « On ne mélange pas les genres ».

Une autonomie contrôlée

Les radiologues seniors gardent un œil attentif sur les examens réalisés par les internes. Grégoire Bornet évoque « une autonomie contrôlée » : « Il n’y a pas un seul dossier qui n’est pas relu et cosigné par un associé. C’est tout l’intérêt du compagnonnage médical. Si un interne a déjà fait un peu d’ostéoarticulaire, nous lui laissons de l’autonomie, tout en surveillant ses comptes rendus et en regardant le dossier avec lui en amont. Maintenant que nous sommes bien rodés dans notre organisation, nous gardons un rythme d’activité identique, avec ou sans interne. »

Une formule gagnant-gagnant

Radiologues et internes y trouvent leur compte : « En libéral, les internes voient des éléments différents ou complémentaires de ceux abordés dans les stages hospitaliers publics. Ils se familiarisent avec la médecine de ville et la gestion d’une entreprise libérale », souligne Grégoire Bornet. L’échange intergénérationnel est riche, aussi bien humainement que scientifiquement, apprécie-t-il. « Nous leur apprenons des choses, mais eux aussi. Un interne apporte beaucoup. Par exemple, sur un dossier intéressant, nous pouvons lui demander de faire des recherches et nous échangerons ensuite dessus. Cela crée une émulation et une stimulation bidirectionnelle. » Les radiologues seniors, eux, se familiarisent avec la jeune génération : « C’est toujours intéressant de voir comment les études évoluent, comment les jeunes utilisent les réseaux sociaux. Par la suite, nous gardons de bons liens avec tous, c’est plaisant. » Pour les internes, cette découverte de l’imagerie libérale donne lieu à des surprises : « Ils sont étonnés de voir la richesse des dossiers, note Grégoire Bornet. C’est beaucoup plus hospitalier que ce qu’ils imaginaient. »

L’importance du bouche-à-oreille

Au centre d’imagerie d’Antony, le bouche-à-oreille entre internes semble fonctionner : « Les internes de 4e et de 5e année nous choisissent. Ce sont eux les juges de paix : si nous ne faisions pas les choses bien, ils ne nous choisiraient pas », commente Grégoire Bornet. Il y a quelques mois, l’établissement a d’ailleurs lancé une demande pour pouvoir accueillir un « docteur junior », nouveau statut instauré par la réforme du 3e cycle. Avant même d’avoir un agrément, le centre a déjà reçu quatre candidatures.

Carla FERRAND

covid-19

Chère patiente, cher patient,

 

Le projet de loi d’extension du Passe Sanitaire aux établissements de santé vient d’être promulgué et mis en application ce lundi 09 Août.

Dans ce cadre, nous nous voyons contraints de vous demander de bien vouloir nous présenter lors de votre venue dans nos services (Hôpital Privé d’Antony et Centre Olympe Santé) votre Passe Sanitaire, sous format papier ou numérique.

 

Nous vous rappelons que ce Passe Sanitaire n’est pas une obligation vaccinale. Il peut s’agir :

  • Soit d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19 (de moins de 48 heures),
  • Soit d’un justificatif de statut vaccinal concernant la covid-19,
  • Soit d’un certificat de rétablissement à la suite d’une contamination par la covid-19 (test PCR positif datant de plus de 11 jours et de moins de 6 mois).

Ce Passe Sanitaire n’est pas obligatoire en cas d’urgence. Nous ferons donc preuve de discernement et tiendrons compte de votre état de santé, du contexte clinique ainsi que de l’examen demandé.

Nous restons très attentifs à votre santé ainsi qu’aux futures annonces gouvernementales. Il est donc attendu que ces conditions d’accès évoluent dans les prochaines semaines et nous ne manquerons pas de vous en informer.

 

Vous remerciant par avance pour votre compréhension et votre bonne observance,

 

La Direction de l’imagerie.