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« Pendant la crise de la Covid-19, cela m’est arrivé d’appeler des patients pour leur annoncer par téléphone des maladies graves, ce qui est à éviter en temps normal », raconte Romain Pommier. Photo © A. C.

La crise sanitaire de la Covid-19 a mis en lumière plusieurs situations qui questionnent l’éthique des radiologues. Aux Journées francophones de radiologie 2021, Romain Pommier, radiologue à l’hôpital privé d’Antony (92), a invité les congressistes à réfléchir à cette notion et aux différents contextes où elle intervient. « Nous intervenons à un moment très précis, très fugace. Nous interprétons les images, pour aboutir ou non à un diagnostic. Nous nous devons de communiquer ce diagnostic aux patients », entame-t-il.La question de l’annonce

Or, la pandémie de Covid-19 a modifié la manière de communiquer des radiologues. Les patients repartaient directement après leurs examens, sans les rencontrer. « Cela m’est arrivé d’appeler des patients pour leur annoncer par téléphone des maladies graves, ce qui est à éviter en temps normal », raconte Romain Pommier. Une telle situation pose une question d’éthique : « Faut-il annoncer un cancer le vendredi soir ou le samedi matin, alors que le patient n’a pas l’opportunité de voir son médecin traitant avant le lundi suivant ? »
Au-delà du contexte de crise sanitaire, il faut s’interroger sur les mots à utiliser, poursuit l’intervenant : « Faut-il parler d’inflammation ou de tumeur ? Est-ce un manque de sincérité si tout n’est pas dit, ou si j’utilise des euphémismes ? » Les patients ne connaissent pas les radiologues, et pourtant ce sont ces derniers qui annoncent le diagnostic. « Cela nous rend en partie responsables de celui-ci », estime Romain Pommier.

De la pertinence en radiologie interventionnelle

Les radiologues interventionnels, pour leur part, sont dans une situation particulière puisqu’ils réalisent un acte demandé par un médecin, pour lesquels ils n’ont pas forcément leur mot à dire. La biopsie pulmonaire, par exemple, est un geste perçu par les médecins comme assez bénin, car réalisé rapidement sous anesthésie locale, cite l’orateur. Pourtant, elle peut amener des complications : décollement des poumons, saignements avec toux… « Cela reste un geste invasif qui pose des questions sur la pertinence d’agir en amont de sa prescription », souligne-t-il.

Le radiologue au défi de la garantie humaine de l’IA

Pour encadrer l’intelligence artificielle (IA) en médecine et en radiologie, le Conseil consultatif national d’éthique défend le concept de garantie humaine, c’est-à-dire la présence obligatoire d’un humain dans la supervision et la précision du diagnostic érigé par une IA. Le patient doit être prévenu que le diagnostic sera établi par une IA. « Le concept de garantie humaine met le radiologue au défi, surtout quand l’IA utilisée est difficile à expliquer, comme l’apprentissage machine, commente Romain Pommier. Cela pose une autre question : que faire en cas de désaccord entre la machine et le radiologue ? Qui va-t-on croire quand le radiologue considère qu‘il n’y a pas de fracture ? Faut-il envoyer les images dans le PACS quand il y a un désaccord de diagnostic ? »
Autre méthode issue de l’informatique, la radiomique, permet d’extraire des données que l’œil humain n’est pas capable de voir comme la texture ou la granulosité des images. Pour Romain Pommier, ces progrès encouragent les radiologues à apprendre de nouveaux savoir-faire qui nécessitent un questionnement éthique. « La profession est en mouvement. Est-ce un remplacement ou un déplacement ? Je pense que c’est un déplacement », conclut-il.

Albane COUSIN - Docteur Imago

covid-19

Chère patiente, cher patient,

 

Le projet de loi d’extension du Passe Sanitaire aux établissements de santé vient d’être promulgué et mis en application ce lundi 09 Août.

Dans ce cadre, nous nous voyons contraints de vous demander de bien vouloir nous présenter lors de votre venue dans nos services (Hôpital Privé d’Antony et Centre Olympe Santé) votre Passe Sanitaire, sous format papier ou numérique.

 

Nous vous rappelons que ce Passe Sanitaire n’est pas une obligation vaccinale. Il peut s’agir :

  • Soit d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19 (de moins de 48 heures),
  • Soit d’un justificatif de statut vaccinal concernant la covid-19,
  • Soit d’un certificat de rétablissement à la suite d’une contamination par la covid-19 (test PCR positif datant de plus de 11 jours et de moins de 6 mois).

Ce Passe Sanitaire n’est pas obligatoire en cas d’urgence. Nous ferons donc preuve de discernement et tiendrons compte de votre état de santé, du contexte clinique ainsi que de l’examen demandé.

Nous restons très attentifs à votre santé ainsi qu’aux futures annonces gouvernementales. Il est donc attendu que ces conditions d’accès évoluent dans les prochaines semaines et nous ne manquerons pas de vous en informer.

 

Vous remerciant par avance pour votre compréhension et votre bonne observance,

 

La Direction de l’imagerie.